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RDC | LE VIVRE-ENSEMBLE AU RASSEMBLEMENT DE L’OPPOSITION : CESSEZ D’ETRE GENTILS. SOYEZ VRAIS !

“Il est parfois difficile de montrer ses postures ou de garder ses positions quand on se trouve impliqué ou faisant partie d’un groupe que l’on veut homogène. Ce rapport entre les membres d’un même groupe ou d’une famille frise parfois au reniement de soi et a comme corollaire immédiat les frustrations, les conflits sournois ou la haine insoupçonnée, source d’implosion de plusieurs groupes” –> Ben-Vindicien EBENGO

ETRE AVEC LES AUTRES EN RESTANT SOI-MEME

La gentillesse de façade que l’on voit ici et là dans des groupes politiques, familles et/ou associations nous fait montre combien les gens souffrent au-dedans d’eux-mêmes.

En effet, dans l’impossibilité ou dans la peur de se démarquer de ses compères soit par peur de représailles ou soit par souci de commodités d’usages, crée plus de problèmes inimaginables qu’elle ne les résout.

Nous sommes peinés quand nous voyons l’hypocrisie qui caractérise les hommes d’un même groupe ou d’une même famille nous amène parfois à nous questionner sur l’essence de vivre ensemble si l’on n’est pas capables de se supporter les uns les autres.

Comment expliquer ce phénomène de société ou l’on voit les membres d’une famille qui sont capables de tant d’amours mais aussi de chamailleries ?

Comment deux personnes qui se sont dits « Yes, I do ! » devant l’officier de l’Etat-Civil quand bien même devant l’homme de l’Eglise, soient arrivés à se séparer d’une manière violente et ce, avec injures et parjures ?

SOMMES-NOUS MAL OUTILLES POUR PARLER DE SOI OU POUR ECOUTER L’AUTRE ?

Nous devons savoir que quand le conflit arrive, ce n’est pas par un fruit de hasard. Le conflit nous démontre qu’en aval, il y a eu des problèmes mal ou non-résolus ou des tensions mal amorties . Il y a déjà eu un malentendu dont les signes extérieurs n’ont pas été pris au sérieux.

Car un problème mal exprimé engendre une situation de “mal écouté” et cela amène aux malentendus. Soyons donc vigilants et conséquents. Certaines situations néfastes que nous vivons aujourd’hui, auraient pu trouver leur solution en amont si chacun des membres du groupe avait pris soins soit de bien exprimer ses sentiments et/ou de comprendre ou de décoder le message ou signaux tels qu’envoyés par l’autre.

Qu’est-ce qui fait que les gens qui ont  fait preuve de beaucoup d’amours, de beaucoup de tendresses, de beaucoup de patiences et de l’intention de vivre ensemble…des gens qui, une fois, ont pu festoyer ensemble, lutter pour une même cause, poursuivi un même objectif et ayant une même vision, soient en même temps capables de se désintégrer, de se haïr, de se chamailler au point de ne plus s’adresser des paroles pendant des semaines,  des mois voire des années, quitte à foutre en  l’air tout ce qu’ils ont pu construire ensemble avec tant d’amour et d’abnégation ?

Nous sommes très mal outillés pour parler de nous et pour écouter l’autre…et c’est là la racine de tous ces maux !

Je pense qu’en aval dudit phénomène, il y a toujours eu un malentendu et si l’on observe bien la cause de désintégration de plusieurs groupes, surtout dans le chef des politiques, l’on se rend compte de l’existence d’un mal exprimé d’un côté et d’un mal écouté de l’autre.

Si le premier n’arrive pas à bien exprimer ce qu’il pense et, dans son incapacité à le faire,  il choisit de le faire soit par des injures, soit par des médisances ou soit encore par des colportages comme moyens de communications à l’égard de l’autre, et que ce dernier, vivant aussi dans son incapacité à interpréter les feelings du premier, y répond coups pour coups au point  d’en mettre un terme à une association ou relation qui se voudrait glorieuse et indélébile.

LA COMMUNICATION PAR LA VIOLENCE EXTERIORISE ET INTERIORISE

Trop souvent, certaines personnes en passe de réflexions ou par manque de courage (à affronter la situation en face), redirige leurs faiblesses dans la prostitution, le départ ou la bagarre (violence extériorisée)  ou soit dans la prise des médicaments analgésiques, le repli sur soi,  l’abandon et autres voies qu’ils estiment facile à s’y cramponner (violences intériorisée)…

Ceci est un tragique manque de discernement pour exprimer ses besoins d’une part et un tragique manque de vocabulaires de l’autre.

Devant cette incapacité de comprendre l’autre dans son incapacité et limites, quelques approches s’avèrent très utiles et d’autres peuvent remédier à la situation déjà calamiteuse.

APPROCHE DE COMMUNICATION NON-VIOLENTE

On ne peut pas sortir d’un piège quand on ne sait pas que l’on y est déjà pris. Souvent, ce que vous prenez pour un acquis ou un espace de liberté peut se révéler un enfer.

Ce n’est pas parce que vous avez coutume de le faire ou parce que vos aïeux l’ont fait ou pratiquer ou encore parce que votre professeur vous l’auriez dit que vous devriez le prendre pour une parole d’évangile.

Toute chose sous le soleil est appelé à changer. Que ce soient les attitudes, les comportements, les habitudes et autres.

Pour s’en sortir, il suffit seulement de prendre conscience que l’on a été pris au piège. Loin de vous la question liée à votre background ou à votre éducation, encore moins à votre famille…

Refuser de changer et continuer dans les mêmes habitudes qui nous ont conduit dans ces impasses, c’est comme marcher avec les pieds liés…croyez-moi, vous n’auriez pas plus d’aisances dans vos relations interpersonnelles.

CE QUE L’ON ATTEND DIFFERE DE CE QUE L’ON CAPTE

Trop souvent, nous sommes manipulés par le disque dur de notre inconscience. Rappelez-vous, tout petits, les paroles de nos parents et tuteurs, comme par exemple,  « Ce serait gentil de faire la chambre » que nous pouvions en ces temps-là interpréter comme « Je t’aime si tu ranges ta chambre, si tu fais ceci ou cela…» comme si l’amour était conditionnel. Un amour qu’ils pourraient nous le retirer si nous ne nous y exécutions pas.

Résultat de ce conditionnement :

« Je t’aime si… »

Notre amour, dans le regard de l’autre, nous rend dépendants et vulnérables. Notre  estime de soi n’est pas confortable quand nous nous rendons compte que nous faisons des choses non pas parce que vous les sentons justes mais tout simplement pour répondre à cette dépendance vis-à-vis du regard de l’autre. Et cela nous amène à intérioriser nos sentiments.

NOUS AVONS DU MAL A TOLERER LES DESACCORDS

Nous avons du mal à accepter les autres. Pour s’en rendre compte, il suffit de vérifier si nous sommes capables d’écouter l’autre pendant au moins trente secondes sur un sujet que nous croyons maîtriser. Cette impatience à couper court aux récits de l’autre, quand bien même ce soit différent de nôtre, montre à suffisance que notre égo enfoui sous des couches des expressions intériorisées et mal exprimées ne supporte pas la différence.

Alors que nous devrions savoir combien il est riche de toujours apprendre des autres…C’est ce que nous voyons dans les débats télévisés, surtout chez les politiciens, où chacun des débatteurs croit avoir le monopole de la vérité et la maîtrise des sujets à l’ordre du jour.

Vérifiez si vous êtes capables de résister pendant au moins 30 secondes lorsque la personne en face de vous a la parole… Evitez les « oui, mais… » Car on n’est pas dans un concours de « Question pour un champion »… ce n’est pas une compétition. La différence des vues et des opinions, c’est ce qui fait la richesse de la vie. Soyez-en certains.

UN ENJEU FONDAMENTAL : ETRE HEUREUX OU AVOIR RAISON ?

Une fois la sécurité affective assurée, on est prêt à entendre les désaccords sans que le premier amour – le vrai – soit remis en cause. Si  ceci n’est pas pris en considération, cela pourrait générer à des conflits sournois, première cause de divorce, de séparation et de la désintégration des plusieurs groupes ou associations.

Ne confondez pas désaccords et désamours

En effet, bien vivre la différence n’est  pas synonyme de menace. N’ayez plus peur de mettre en exergue vos différences et ne faites rien pour plaire à vos amis en vue d’une « acceptation » dans la « cour des grands ».

Faites-leur montre, de prime abord, combien vous êtes une entité à part entière.

Refusez l’attitude panurgique…et ils vous accepteront comme tels.

Car la différence ce n’est pas un concept mais, un vécu !

Acceptez de devenir vous-même en vous posant toujours la bonne question suivante :

« Est-ce que je me maintiens dans un personnage ou je deviens ce que je suis réellement ?

N’ayez pas peur que les gens disent : « Vous avez changé ! ». Et, quoique “votre”» changement ne va pas plaire à tout le monde, suivez quand même votre propre voie tout en restant cramponnés aux valeurs positives telles que prônées par votre groupe, votre famille ou l’association à laquelle vous avez prêté allegéance.

Ne ronronnez dans votre zone de confort, en voulant savoir qui a tort ou qui a raison…Tout cela n’a aucune importance du moment où vous vivez bien dans votre propre peau.

Travaillez votre estime de soi et l’accueil de l’autre et vous vivrez un monde « meilleur».

Car l’homme, je ne le dirais jamais assez, c’est celui qui sait dire non quand il le faut. En effet, les émotions refoulées sont source de beaucoup de dépressions, de burn-outs et des maladies psycho-somatiques dont souffrent bon nombre de gens aujourd’hui. C’est la cause primaire de beaucoup de meaux qui rongent notre société et, c’est ce qui se passe lorsqu’on accumule beaucoup de tensions faute de pouvoir extérioriser ses vrais sentiments.

Si je réprime ce que il faudrait que j’exprime, tôt ou tard ce que je déprime…

LA COMMUNICATION NON VIOLENTE

La communication non violente s’attache à instaurer entre les êtres humains, des relations fondées sur une coopération harmonieuse, sur le respect de soi et des autres.

Théorisée par Gandhi, apôtre « de la non-violence », cet outil de communication verbale est recommandé pour la résolution de conflits et permet de développer une meilleure relation à soi.

Sa pratique repose sur l’expérimentation d’un nouveau modèle qui a pour principaux objectifs, l’identification des sentiments, des besoins et la formulation d’une demande en vue de les satisfaire. Cette approche est bénéfique pour communiquer avec davantage d’authenticité.

Développée aux Etats-Unis dans les années 60, par le docteur Marshall ROSENBERG,

La Communication Non Violente s’inspire fortement des travaux de Carl Rogers (1902-1987), dont il a été l’élève. Sur les traces de Gandhi, ce nouveau porte-parole de la non-violence aura l’occasion de tester l’efficacité de sa méthode auprès de diverses communautés américaines (école, institutions publiques) en prise aux conflits raciaux et socio-économiques de l’époque.

Il s’agit là d’un outil de communication, principalement verbal, qui vise à transformer les conflits en de simples dialogues. Dans la relation aux autres nous sommes confrontés à nos besoins, mais comme nous ne savons pas les reconnaître, et encore moins les écouter, nous avons tendance à les étouffer.

Alors comment prétendre à une bonne écoute de l’autre, si nous ne savons pas le faire pour nous même ?

Pour y parvenir la “Communication Non-Violente” propose d’apprendre l’alphabet d’une communication débarrassée de toute violence, à commencer envers soi-même.

La technique repose sur l’application de quatre principes fondamentaux:

1) Toute situation doit pouvoir être observée sans juger les autres.

2) Chacun doit apprendre à exprimer son propre ressenti ;

3) Chacun doit apprendre à exprimer ses besoins ;

4) Chacun doit apprendre à formuler ce qu’il attend de l’autre.

La pratique permet de renoncer à tout jugement de l’autre pour sentir ce qui se passe en soi, tout en favorisant une collaboration mutuelle. Ce n’est en aucun cas une thérapie, toutefois elle peut avoir des retombées positives en termes de connaissance de soi.

Tiré de la conférence « Cessez d’être gentil, soyez vrai » de l’ancien avocat Thomas d’Ansembourg.

Aux politiques congolais de mettre en application ces quelques recommandations et notre pays ira mieux.

–-> Ben-Vindicien EBENGO

 

 

 

 

 

 

 

 

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