Société

POURQUOI JE NE PLEURERAIS PAS FRANCK DIONGO ?

FRANCK DIONGO, SOLDAT DU PEUPLE

« Je ne supplierai jamais Joseph Kabila quelle que soit ma condition de vie ici (ndlr : Prison Centrale de Makala). D’ailleurs, c’est un honneur pour moi que de me retrouver ici car – à mon entendement – ceci est un combat pour l’alternance.

Je me sens hardi pour mener à bien cette lutte jusqu’à mon dernier souffle contre cet imposteur de Joseph Kabila et, je sais qu’au final, le peuple sortira vainqueur.

Au peuple congolais d’être déterminé et de savoir que personne ne pourra le faire sortir de cette dictature si ce n’est lui-même. »

Franck Diongo, Député National RD Congo 

Incarcéré abusivement pour son combat acharné contre le gouvernement de pacotille installé au sommet de la république démocratique du Congo, lequel combat consistait à défendre la cause des opprimés et des nécessiteux, des orphelins et des veuves, bref, la cause de ces milliers des congolais aphones, réduits au néant, forcés à l’exil dans leur propre pays et rendus esclaves sur leurs propres territoires.

Lui, c’est Franck Diongo, député national de son état, un homme démuni de son immunité parlementaire et qui, de surcroît, croupit dans les cellules de la Prison Centrale de Makala (CPRK), ce mouroir « kabiliste »  qui ne dit pas son nom à Kinshasa…

Arrêté injustement, tabassé et torturé par les éléments de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR), de la Détection Militaire des Activités anti-Patrie, la DEMIAP en sigle et de la Garde Républicaine (GR), services secrets à la solde de celui qu’on appelle Joseph Kabila (de son vrai nom Hyppolyte Kanambe)…

Vidéo d’Africa24 : L’invité du jour avec Franck DIONGO, Président du MLP

Franck Diongo a été présenté devant la Cour Suprême de Justice dans un état piteux et critique. Il ne pouvait ni parler, ni se tenir debout, ni faire quoi que ce soit d’autant plus que les inciviques en tenues militaires lui ont assené des coups comme on le ferait à un ennemi dans un champ de bataille alors que ce dernier était sans défense et ne leur avait opposé aucune résistance lors de son « kidnapping » politique.

Il avait été condamné, certainement suivant l’ordre de l’homme fort de Kingakati, l’alias Kabila, le 28 décembre 2016 à cinq ans de servitude pénale principale par les juges de la Cour suprême de justice, siégeant d’office de Cour de cassation en matière répressive d’infraction de flagrance au premier et dernier degré pour arrestation arbitraire et de détention illégale aggravée…tels – malheureusement –  furent les mots que ces corbeaux (car toujours vêtus de noir et blanc) ont trouvé pour clouer ce digne fils du pays !).

Une sentence de surcroît prononcée en l’absence de ses avocats qui ont quitté la salle d’audience après avoir récusé les juges.

«Rendez votre arrêt que vous avez dans votre poche, je me tais et je ne parlerai plus», criait Franck Diongo.

UNE JUSTICE COMPOSEE DE LARBINS

Pourquoi les avocats du député Franck Diongo avaient-ils dénoncé publiquement des coups de fil donnant injonctions aux juges de condamner l’innocent politicien ?

Que vous en semble ?

Ce n’est pas notre Rédaction qui ait inventé cette histoire des coups de fils avant, pendant et après l’arrestation de l’honorable Franck Diongo.

En effet, brisant le silence, un avocat a parlé d’une cour instrumentalisée alors qu’elle devrait se déclarer incompétente suite à la requête pour inconstitutionnalité de son client auprès de la cour constitutionnelle. Ces paroles sont celles de Maître Jean-Marie Kabengela, l’un des avocats de l’illustre prisonnier.

« On a vu le juge devant lequel on soulève les exceptions de constitutionnalité se métamorphoser et se comporter comme si c’était lui le juge de la constitutionnalité. Les juges n’ont pas remis en cause les informations qui nous sont parvenues selon lesquelles, ils ont reçu les coups de fil leur demandant de condamner Franck Diongo », affirme Me Kabengela, qui a aussi dénoncé  les tortures infligées à son client. 

UN PRISONNIER TORTURE, ENSANGLATE ET AFFABLI DEVANT LA COUR !

Le député national Franck Diongo est très malade aujourd’hui et, d’ailleurs, il l’a été dès le premier jour de son arrestation.

Malgré les multiples  demandes de transfèrement dans un centre hospitalier pour pouvoir lui prodiguer des soins adéquats et, malgré les sollicitations de l’un de ses avocats, Me Laurent Onyemba, pour son évacuation vers l’étranger pour des soins appropriés, le régime de Kabila fait la sourde oreille.

Fort heureusement les voix commencent à se faire entendre ici et ailleurs, comme c’est le cas d’une association des jeunes pour le bien-être social, une ASBL enregistrée à Kinshasa qui a dénonce la maltraitance, les traitements inhumains, dégradants ainsi que des atteintes graves à l’intégrité physique d’un député national et de ses sympathisants, aussi le refus de transférer ce prisonnier d’opinion, l’honorable Franck Diongo Shamba par les autorités de Kinshasa dans un hôpital pour les soins appropriés…ce qui viole la Constitution de la République.

Même les juges en charge de cette affaire tergiversent d’autant plus qu’ils tirent leur existence non de Dieu mais de Kabila seul.

« Vous avez vu que notre client était sous torture. Depuis le matin, il était sous perfusion, en train d’être soigné et cela ne se passe dans aucun pays au monde. Cela étant constitutif de tortures, notre client se réserve le droit de défendre ses droits notamment dans tous les pays signataires de la convention contre la torture», menace Maître Jean Marie Kabengela.

Cependant,  les quelques rares fois le député Franck Diongo ait été autorisé à voir un médecin, ceci n’était que suite aux injonctions et pressions de cette maudite communauté dite internationale auprès du gouvernement en place pour sauver la face de la « démocratie ».

MAIS, OU “EST” DONC “ORNICAR” ?

Rassurez-vous, « Ornicar » n’est le nom de personne. Pour ceux d’entre nous qui avions fait l’école primaire, pour apprendre les conjonctions de coordinations – il y en a 7 au total, ces fameuses conjonctions– on l’apprenait au moyen de cette phrase qu’est : « MaisOuEtDoncOrNiCar »  si ça peut aider quelqu’un, tant mieux !

Ici, cette question est posée après un constat amer qui fait montre combien cet homme qui se battait pour les autres se trouve aujourd’hui abandonné de tous, sauf les quelques figures emblématiques de l’opposition qui ont encore le sens d’honneurs à l’instar de l’honorable Jean-Claude Mvuemba, président de MSR et de quelques-uns de leur acabit qui le font soit par formalités, soit par souci de popularité… Qu’à cela ne tienne !

Où sont donc passés tous ses “amis” qui partageaint son pain ? Pourquoi le Rassemblement des Forces Politiques Acquises au Changement connu sous le nom de « Le Rassemblement » n’en disent ni ne pipent mots ?

Les mamans maraichères, les indigents, les nécessiteux, les étudiants et même ceux d’entre les politiciens pour qui Franck se battait bec et ongles pour les arracher du filet de l’oiseleur de Kingakati…où se cachent-ils aujourd’hui?

Sire Diongo se retrouve seul contre tous, dans un isolement total, sans aucun appui de ceux pour qui il se donnait corps et âme et au sujet desquels il paie aujourd’hui les lourds tributs de martyr de la démocratie.

Certains, pour la cause desquels il se battait, sont là à la longueur des journées, à scruter « Les Unes » des journaux de Kinshasa en quête d’une éventuelle  ligne éditoriale où la mort de ce digne fils du pays serait mentionnée. Kiadi kibeni hein ! (Honte à vous !)

VOICI POURQUOI JE NE PLEURERAIS PAS POUR FRANCK DIONGO

Je conçois très mal que les congolais soient devenus de pleurnicheurs. En lieu et place de pleurer pour Franck – vivant ou mort, moi je me souscris en faux. Je ne pleurerais jamais Franck Diongo. J’en ai déjà versé beaucoup de larmes et la quantité de celles-ci ne sauraient jamais compenser le nombre de morts innocents  déjà enregistrés au Congo Kinshasa…

Ne nous apitoyons pas sur le sort de Franck. Battons-nous plutôt pour sa liberation …avant que ne sonne le glas !

…Où l’on redoute ce qui est élevé, où l’on a des terreurs en chemin, où l’amandier fleurit, où la sauterelle devient pesante, et où la câpre n’a plus d’effet, car l’homme s’en va vers sa demeure éternelle, et les pleureurs parcourent les rues; avant que le cordon d’argent se détache, que le vase d’or se brise, que le seau se rompe sur la source, et que la roue se casse sur la citerne; avant que la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné.…

Je le conçois très mal ! Que des disparitions atroces des filles et fils de mon peuple et pour l’amour que je porte pour eux – morts ou vivants – J’en ai assez pleuré. Je n’ai plus de larmes pour pleurer qui que ce soit… J’ai versé des chaudes larmes pour le chantre Alain Moloto, Papa Wemba, les comédiens Lokuli et Doudou Ngafura, King Kester Emeneya, Marie Misamu, Koya Gialo, Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, Mwando Nsimba, le chef traditionnel Kamwina Nsapu et tous ces milliers de mes frères et soeurs anonymes…morts assassinés, violentés, calcinés, décapités et éventrés ici et là…

“Qui en Europe aujourd’hui se soucie du genocide africain?
Qui s’interroge et s’indigne sur ce qui se passe au Congo?
6 millions de morts, des morts aussi contemporains que ceux de Berlin, ce chiffre devrait pourtant occuper l’espace médiatique, faire la une du 20 heures, non?…” s’interroge Médiapart dans un article intitulé :  “Congo: Silence médiatique sur un génocide” publié le 26 décembre 2016.

Dorénavant, j’incite et invite les miens à se joindre à ceux-là qui, comme moi, en ont marre de pleurer, aux fins, pour nous, de nous constituer une force, chacun en ce qui le concerne, afin de libérer nos frères incarcérés dans les goulags de la Kabilie ou tués pour le seul motif qu’ils soient nés congolais.

« kolela soki pe eleki batu ya mboka bakoya ko baye yo ».

– Koffi Olomidé.

THIS IS A WAKE-UP CALL…FOR YOU MY FELLOW BRETHREN

La question du Congo ne vous afflige-t-il pas ? Ne vous êtes-vous pas posés la question de savoir pourquoi la terre entière semble nous avoir abandonnés ? Cela ne vous est jamais venus à l’esprit ? Vous en êtes sûrs et certains ?

Non, je ne le pense ! … Loin de moi l’idée de remettre en question la véracité de votre réponse mais… vous devez revoir vos rêves…il se pourrait que vous dormiez les yeux grandement ouverts ou que vous ne dormiez même pas la nuit…

Le temps n’est plus aux pleurs et pleurnichements. Place aux actions. Je vous remercie d’avance…

Ben-Vindicien EBENGO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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