Histoire

L’IDEOLOGIE DU BLANCHIMENT | LE DARWINISME SOCIAL ET L’ARYNANISME CONTRE LES PEUPLES ISSUS DE KAMA (AFRIQUE)

double-face, le blanchiment des populations

Le premier applique la théorie de Darwin – celle de la sélection naturelle à une société ou à une race. Tandis que le second, l’ARYNANISME, est la croyance selon laquelle la race «blanche» aryenne était supérieure à toutes les autres cultures.

CINQ NATIONS QUI ONT IMPORTE DES EUROPEENS POUR BLANCHIR LEUR POPULATION

“Nous ne nous engageons pas à respecter les règles ou les résolutions du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies sous sa forme actuelle parce qu’il n’est ni démocratique ni juste, mais dictatorial. Personne ne peut nous forcer à nous joindre au Conseil de sécurité ou à obéir ou respecter ses résolutions ou ses ordres, avec sa structure actuelle.

Par ailleurs, il n’existe ni respect à l’égard de l’Organisation des Nations Unies ni considération pour l’Assemblée générale, qui constitue en fait la vraie Organisation des Nations Unies, mais dont les résolutions n’ont pas force obligatoire.

Les décisions de la Cour internationale de Justice, l’organe judiciaire international, sont uniquement rendues contre les petits pays et les nations du tiers monde. Les pays puissants échappent à l’attention de la Cour.

Ou alors, lorsque des décisions judiciaires sont prises contres ces pays puissants, elles ne sont pas mises en application…” – Discours du Colonel KADHAFI à l’ONU

Après que la traite négrière transatlantique ne fut officiellement abolie à la fin du 19e siècle, de nombreux « blancs » se sentirent menacés et redoutaient que les « noirs » libres ne deviennent un élément menaçant de la société.

Les élites ont passé beaucoup de temps à examiner la meilleure façon de résoudre le problème prétendument « nègre ».

LA SOLUTION LA PLUS POPULAIRE QUI EGERMA AU COURS DE CETTE PERIODE FUT L’IDEOLOGIE DU « BLANCHIMENT »

Les partisans de « l’idéologie du  blanchiment » croyaient que si une population « blanche supérieure » était encouragée à se mélanger avec une population « noire inférieure », ces derniers progresseraient culturellement, génétiquement ou disparaîtrèrent même totalement, en plusieurs générations.

Certains pensaient également que l’afflux d’immigrants en provenance d’Europe serait nécessaire pour mener à bien ce processus.

Bien que les deux idéologies fussent impulsées par le racisme et la suprématie blanche, le blanchiment était en opposition à certains pays qui optèrent pour la séparation plutôt que le métissage, et qui interdisaient finalement le mélange des races.

Ce ne fut, cependant, qu’un autre moyen d’arriver au même résultat en important plus d’Européens, en massacrant et en opprimant la population noire.

LISTE DE CINQ PAYS QUI ADOPTERENT UNE POLITIQUE DE BLANCHIMENT

 1° LE BRESIL:

L’idéologie du blanchiment du Brésil obtint le soutien de deux croyances scientifiques racistes qui furent de premier plan à cette époque.

L’une étant le DARWINISME SOCIAL, qui a appliqué la théorie de Darwin de la sélection naturelle à une société ou à une race. L’autre étant l’ARYNANISME, cette croyance selon laquelle la race «blanche» aryenne était supérieure à toutes les autres cultures.

En combinant ces deux idéologies, une certaine partie de l’élite au pouvoir au Brésil pensait, qu’aux alentours de 1880, la nation pourrait être «blanchie» et donc «améliorée» si les blancs étaient encouragés à s’accoupler avec les noirs.

Pour s’assurer par ailleurs que le Brésil devienne encore plus blanc, une série de lois furent adoptées interdisant l’immigration de Noirs dans le pays.

En 1945, le gouvernement brésilien publia un décret favorisant l’entrée d’immigrants européens dans le pays:

” Pour l’admission d’immigrants, la nécessité de préserver et de développer, dans la composition ethnique de la population, les caractéristiques les plus avantageuses de leur ascendance européenne doit être considérée.”

A cause du programme de métissage raciste du Brésil, la peau claire à davantage de valeur chez les Brésiliens d’origine africaine, et les personnes à peau foncée recherchent des partenaires à peau claire, puisque c’est le moyen le plus sûr d’obtenir de l’ascension sociale c’est de posséder une peau plus blanche que celle de vos parents.

2° CUBA :

malcom, obama et king, le blanchiment des populations
malcom, obama et king, le blanchiment des populations

A l’aube du 20ème siècle, les Afro-Cubains rejoignent avec enthousiasme la lutte pour l’indépendance contre l’Espagne dans l’espoir de bâtir une nation fondée sur la démocratie raciale.

Cependant, la présence militaire américaine à Cuba de 1898 à 1902 puis de 1906 à 1908 appuya et défendit une classe dirigeante raciste, qui mena des politiques qui cherchait activement le «blanchiment» de la nation.

Les élites au pouvoir firent la promotion du mariage interracial et le gouvernement cubain créa des lois sur l’immigration et investit plus de 1 million de dollars dans le recrutement d’européens, venant principalement d’Espagne, à Cuba afin de blanchir l’état et à l’exclure les « noirs « de tous les aspects de la vie nationale.

Une interdiction de l’immigration « non-blanche » fut également mise en œuvre.

Malgré les investissements massifs dans l’ADN européen, beaucoup d’immigrants ne restèrent pas à Cuba et vinrent uniquement pour la récolte de sucre, pour retourner chez eux pendant les saisons creuses.

Bien que 780.000 Espagnols émigrèrent entre 1902 à 1931, seulement 250 000 restèrent.

À la fin des années 1920, le « Blanqueamiento » comme politique nationale avait effectivement échoué. Ce blanchiment causa toutefois des dommages durables en déplaçant les données démographiques de Cuba et en solidifiant la marginalisation sociale et économique des Afro-Cubains.

 3° LA JAMAÏQUE :

Aimé Césaire2, le blanchiment des populations
Aimé Césaire2, le blanchiment des populations

La Jamaïque, l’une des plus grandes îles de l’archipel caraïbe, fut habitée par le peuple taíno (arawak)Christophe Colomb, en prit possession au nom de l’Espagne, mais à sa mort, l’île n’était pas encore réellement colonisée.

L’Espagne résista aux assauts des pirates dans la principale ville de l’île, Spanish Town, jusqu’à ce que le Royaume d’Angleterre la conquière par la force en 1655.

L’île devint alors le sanctuaire des boucaniers, menés par le capitaine Henry Morgan.

Les Espagnols firent valoir des prétentions jusqu’en 1670, date après laquelle les anglais commencèrent à importer massivement des esclaves. La canne à sucre devint la principale denrée d’exportation.

La Jamaïque fut le théâtre d’un des plus importants soulèvements serviles des Caraïbes. Depuis l’indépendance, le pays a connu des troubles politiques et économiques sous des dirigeants politiques puissants.

Après l’abolition de l’esclavage en Jamaïque (le 1er août 1834), de nombreux propriétaires de plantations craignaient une pénurie imminente de main-d’œuvre.

Apparemment, les Africains nouvellement libérés et bien expérimentés de l’île ne furent pas de bons candidats pour un emploi rémunéré.

Par conséquent, les anciens propriétaires d’esclaves cherchèrent de nouvelles mesures dans le but de résoudre ce problème.

Une solution fut trouvée : La création d’un nouvel établissement européen initié par Lord Seaford, alors propriétaire de Montpelier Estate et Shettlewood Pen qui se trouvaient dans le Westmoreland, dans la paroisse de St. James.

Plus de 1.000 Allemands migrèrent à la Jamaïque avec la promesse de se voir accorder des logements, des terres et un emploi.

La migration blanche ne s’éleva pas à beaucoup, car le mélange à la population noire et la migration vers les Etats-Unis épuisa une grande partie de sa population.

Plus d’un siècle de consanguinité eut un effet dégénératif sur ce qu’il restait de la population.

Cependant, de nombreux Jamaïcains de Seaford Town et de German Town à Trelawny portent encore des caractéristiques européennes lourdes telles que les yeux bleus, les cheveux blonds, des taches de rousseur et la peau blanche, en raison des influences génétiques allemandes.

4° L’AFRIQUE DU SUD :

Le système d’apartheid fut conçu pour maintenir la domination blanche en Afrique du Sud, et les LOIS SUR L’IMMIGRATION ASSISTEE mises en œuvre pendant la domination blanche, reflète cette idéologie.

Toutefois, le travail de terrain fut bien aménagé avant que le système d’apartheid ne fut officiellement mis en place.

En 1820, les autorités britanniques persuadèrent environ 5.000 immigrants britanniques de la classe moyenne de quitter la Grande-Bretagne et de s’installer sur des étendues de terres qui furent violemment contestés par les Zulus et les Boers.

L’idée était qu’ils fournissent une zone tampon, mais le plan échoua car en trois ans, près de la moitié des colons s’étaient retirés dans les villes à la recherche du type d’emplois qu’ils avaient en Grande-Bretagne.

Dès 1870, il y eut une immigration à grande échelle en Afrique du Sud suite à la découverte d’or et de diamants.

Au Transvaal, le site aurifère, la population blanche fut multipliée par huit.

En 1948, alors que l’Afrique du Sud européenne fut confrontée à une pénurie alimentaires et de logements, à l’inflation galopante et au chômage, le gouvernement se tourna vers l’immigration assistée par l’État venu d’Europe dans ce que le Premier Ministre Smut déclara comme étant un effort pour assurer l’expansion économique et industrielle de l’Afrique du Sud, et pour assurer le maintien de la civilisation occidentale.

Suite à la mise en œuvre du programme du régime d’apartheid pour l’immigration, les Européens, venant principalement de Grande-Bretagne, dépassèrent trois fois le taux précédemment atteint.

Pendant ce temps les Africains indigènes furent assassinés, expulsés de force de leurs terres, et les lois sur l’immigration furent utilisées pour arrêter ceux que l’on trouvait dans les zones désignées comme « blanche » pendant plus de 72 heures.

Bien que les Européens déclarèrent l’Afrique du Sud comme étant le pays de l’homme blanc durant l’apartheid, les immigrants en provenance de Taïwan, de Corée du Sud et du Japon furent considérés comme blancs de manière honoraires dans le pays.

Ils obtinrent les mêmes privilèges que les blancs dans un souci de maintenir des relations diplomatiques avec les nations respectives.

 5° L’AUSTRALIE :

Les indigènes de l’Australie furent victimes de l’oppression de plusieurs façons et pour diverses raisons, durant près de 200 ans. Leur terre fut prise par les colons européens, et plus tard ils furent forcés de s’assimiler à la société blanche.

AO Neville, Protecteur en chef des Aborigènes de 1915 à 1940, fut inspiré par la même propagande eugéniste, le Blanqueamiento utilisé en Amérique latine, pour utiliser le métissage pour maîtriser la noirceur de la population indigène.

APRES LA SECONDE GUERRE MONDIALE LES AUTORITES S’ECARTERENT DE L’ASSIMILATION BIOLOGIQUE POUR L’ASSIMILATION CULTURELLE

De 1869 jusque dans les années 1970, des milliers d’enfants autochtones de moins de 12 ans furent retirés de leur famille pour être absorbés par la communauté blanche.

Pour renforcer les tentatives de blanchissement de l’Australie, le premier acte du gouvernement australien fut d’adopté la « IMMIGRATION RESTRICTION ACT ».

Souvent désignée comme la «POLITIQUE DE L’AUSTRALIE BLANCHE» celle-ci interdit l’immigration non-blanche depuis 50 ans et offrit de l’argent et des emplois aux immigrants d’origine ethnique européenne.

Lorsque l’invasion européenne commença en 1788, la population autochtone d’Australie était d’environ 750 000.

En 1933, la population chuta à son plus bas niveau. Aujourd’hui, plus de 20 millions de personnes vivent sur le continent, mais les peuples autochtones représentent moins de 2,4%, ou 563 000 personnes.

ET PENDANT CES TEMPS EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO, LA SERIE CONTINUE…

L’HISTOIRE DE LA SOIT-DISANT EUGEMONIE OCCIDENTALE TRES EMBOPOINT

i. 267 CONGOLAIS DANS UN ZOO HUMAIN A BRUXELLES EN 1897

Une page vite tournée par nos compatriotes, alors que dans la mémoire des africains, la blessure est toujours douloureuse.

zoo humain, le blanchiment des populations
zoo humain, le blanchiment des populations

En 1897, alors que le cinéma n’en est qu’à ses premiers mots et que la Grande Exposition Universelle de la fin du siècle bat son plein, l’Etat belge entend montrer par l’exemple à la population les « bienfaits du projet colonial » nourri par Léopold II.

Le soutien de l’opinion publique est indispensable, celui des investisseurs aussi.

Une équipe de médecins belges se rend donc au Congo (la nouvelle RDC). Là-bas, elle extirpe de leur jungle pas moins de 267 individus, issus d’ethnies variées.

Ce panel entre le 27 juin 1897 au Port d’Anvers, au terme d’une traversée d’un mois qui a coûté la vie à quatre passagers.

L’accueil est fastueux. La population se presse et interroge les arrivants sur leurs prénoms.

Congolais extirpés de Boma, le blanchiment des populations
Congolais extirpés de Boma, le blanchiment des populations

Cérémonies, défilés, fanfares, feux d’artifice qui impressionnent au plus haut point les invités africains vêtus à l’occidentale pour l’occasion… Tous sont casés dans des bâtiments à Tervuren, et reçoivent, au quotidien, nourriture, bière et même genièvre pour leur réchauffer le cœur.

Pendant la journée, les Congolais doivent reproduire artificiellement les gestes de leur vie africaine devant des cases fabriquées avec des matériaux ramenés de là-bas et plantées dans le parc, au bord des étangs.

Des grillages les séparent des visiteurs, au nombre d’un million en deux mois (juillet et août).

 

Mais la météo pourrie était déjà d’actualité à l’époque, et les africains vont être victimes d’épidémies de grippe et de pneumonies. Des maux qu’ils ne connaissent pas.

Bilan: sept morts…au nombre desquels :
1. Mama SAMBO
2. Mama MPEMBA
3. Mama NGEMBA
4. Papa EKIA
5. Papa NZAU
6. Papa KITUKWA
7. Papa MIBANGE

Mais le déshonneur les poursuivit, même MORTS : point de place pour eux dans les tombes belges.

D’autre part, on n’ose pas entrer en contact avec ces corps, exposés en public : question de « santé publique » arguait-on…Ils furent enterrés dans un premier temps dans une fosse commune, qu’ils devaient partager avec les indigents de l’époque. Ce qui fut fait dans le bois de Tervuren.

Une dizaine d’années plus tard, ils ont été enterrés dans la cour de l’église catholique Saint Jean Evangéliste de Tervuren, sise rue de l’église. Il n’y avait toujours pas de place pour eux dans les cimetières belges.

ii. UN CONGOLAIS RETENU ESCLAVE DANS UN ZOO A SAINT LOUIS, USA

On ne compte plus les atrocités que le peuple noir a subies de parts et d’autres. L’histoire d’Ota Benga n’en est qu’une sur la liste. Ota benga, en photo ci-dessus, est mort le 20 mars 1916. Il venait du Congo-Belge.

ota benga, le blanchiment des populations
ota benga, le blanchiment des populations

Il est né au Congo dans une tribu de pygmées, les Mbuti. Eloigné de son pays natal par un missionnaire, il est ensuite devenu une attraction dans un Zoo où on le forçait à vivre avec des singes. Cela s’appelait la « Monkey house ».

L’exhibition se tenait à la St Louis World Fair. On le faisait vivre tel un animal.

Lorsqu’il fut sûr qu’il ne reverrait jamais son Congo natal, Ota Benga s’est suicidé.

Il avait tenté de fuir la mort tandis que son pays était envahi par les forces belges. Il y a perdu sa famille et survécut. Mais plus tard les militaires belges mirent la main sur lui et le vendirent à des marchands d’esclaves.

 

C’est ainsi que Samuel Phillips Verner, un businessman américain, l’acheta. Le businessman était parti en Afrique avec pour mission de capturer quelques pygmées pour les faire figurer dans un spectacle.

BENGA A ETE ACHETE CONTRE UN PEU DE SEL ET QUELQUES VETEMENTS

Selon les écrits, cela attira la faveur du chef de la tribu qui permit par la suite à Verner de s’approprier d’autres pygmées afin de les emmener en Amérique.

Ota Benga pourtant était celui qui avait le plus de succès parmi eux. Comme cela était de tradition dans sa tribu, ses dents étaient taillées en pointes, on l’avait donc surnommé le cannibale.

Verner était malade de la malaria lorsqu’ils arrivèrent en Amérique en 1904 et il n’avait pas de force pour protéger ses biens de ceux qui voulaient y mettre la main dessus.

Alors qu’il était dit tout d’abord que ces hommes seraient amenés à vivre dans la forêt, « comme cela était déjà le cas dans leur pays natal », il fut décidé finalement que Benga retournerait chez lui.

C’est ainsi que Benga et Verner sont retournés au Congo, avec les pygmées qui se mirent à vivre avec le peuple des Batwa. Benga se marria à une femme Batwa mais celle-ci mourut peu de temps après d’une morsure de serpent.

Il est ensuite retourné en Amérique avec Verner et a commencé à vivre avec lui dans une chambre du Museum of natural history.

Verner commença à recevoir de l’argent, alors qu’on avait proposé à son pygmée de faire le service aux alentours. Mais il fut plus tard renvoyé après une altercation avec un invité.


Benga fit aussi plusieurs tentatives de fuite. Jusqu’à une visite innocente dans un zoo où on lui donna sa liberté s’il acceptait de travailler dans les cages et d’aider à l’entretien.

AU LIEU DE CELA IL DEVINT L’HOMME VIVANT DANS LA MAISON DES SINGES

Des tickets étaient spécialement vendus pour voir « l’homme qui vit avec les singes ». Benga fut exploité comme un animal.

UN REVEREND DU NOM DE JAMES H. GORDON QUI PROTESTA CONTRE SA DETENTION OBTINT GAIN DE CAUSE

Benga fut placé dans un orphelinat. Il commença même à apprendre l’anglais. Ses dents furent arrangées, on lui donna des vêtements. Plus tard, indépendant, il trouva du travail dans une plantation de tabac. Il commençait à faire des plans pour rentrer au Congo.

1914 : alors que la première guerre mondiale éclatait et qu’il voyait ses chances de repartir complètement anéanties, il ôta les capsules de ses dents, ôta les vêtements qu’on lui avait donné, puis se tira une balle dans la poitrine.

En conclusion, ceux qui veulent vous faire gober « les bienfaits » de la colonisation, doivent retourner à l’école pour apprendre. S’ils se sentent trop vieux pour le faire, ils peuvent venir s’abreuver aux sources limpides des vrais fils d’Afrique non-aliénés !

LA COLONISATION VUE PAR LE PAN-AFRICANISTE AIME CESAIRE 

Aimé Césaire, le blanchiment des populations
Aimé Césaire, le blanchiment des populations

“Oui, il vaudrait la peine d’étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d’Hitler et de l’hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu’il porte en lui un Hitler qui s’ignore, qu’Hitler l’habite, qu’Hitler est son démon, que s’il vitupère, c’est par manque de logique, et qu’au fond, ce qu’il ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme, ce n’est que l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique”.

 

 

Discours sur le Colonialisme (1950), Aimé Césaire, éd. Présence africaine, 1989 (ISBN 2-7087-0531-8), p. 11-12

« Entre colonisateur et colonisé, il n’y a de place que pour la corvée, l’intimidation, la pression, la police, le vol, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la méfiance, la morgue, la suffisance, la muflerie, des élites décérébrées, des masses avilies.

J’entends la tempête. On me parle de progrès, de “réalisations”, de maladies guéries, de niveaux de vie élevés au-dessus d’eux-mêmes.

Moi, je parle de sociétés vidées d’elles-mêmes, des cultures piétinées, d’institutions minées, de terres confisquées, de religions assassinées, de magnificences artistiques anéanties, d’extraordinaires possibilités supprimées.

On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemin de fer.

Moi, je parle de milliers d’hommes sacrifiés au Congo-Océan. Je parle de ceux qui, à l’heure où j’écris, sont en train de creuser à la main le port d’Abidjan.

Je parle de millions d’hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la danse, à la sagesse.

Je parle de millions d’hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, l’agenouillement, le désespoir, le larbinisme.

On m’en donne plein la vue de tonnage de coton ou de cacao exporté, d’hectares d’oliviers ou de vignes plantés.

Moi, je parle d’économies naturelles, d’économies harmonieuses et viables, d’économies à la mesure de l’homme indigène désorganisées, de cultures vivrières détruites, de sous-alimentation installée, de développement agricole orienté selon le seul bénéfice des métropoles, de rafles de produits, de rafles de matières premières. »

Discours sur le Colonialisme (1950), Aimé Césaire, éd. Présence africaine, 1989 (ISBN 2-7087-0531-8), p. 21-22

Source : OJAL.INFO

Ben-Vindicien EBENGO

 

 

 

 

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